ma progression

Mardi 1 avril 2008
Je vous donne le lien d’une interview sur entre-gens.comà laquelle j’ai participé, ça parle de moi et de mon rapport à la DO. C’est un site consacré à la diversité culturelle en France, il y a de bons articles dont je vous conseille la lecture.

http://www.entre-gens.com/content/view/197/65/

Voici le passage qui me concerne, je suis fière!

Nadia Thuilliers (Paris): "la danse fait de moi une femme"

La première fois que Nadia a entendu de la musique orientale, ce devait être dans le ventre de sa mère, berbère. Mais la première chanteuse dont elle se souvient, c'est Aziza Jalal, et son titre fameux Mestaniyak. L'image de Samia Gamal dans Ali Baba et les 40 voleurs a aussi beaucoup marqué Nadia dans son enfance.
Ayant passé sa plus tendre enfance au Maroc, Nadia est très attachée à la culture orientale.                   

                           

                          Nadia, jeune fille d'aujourd'hui, un brin philosophe

Jamais elle n'avait pensé à faire de la danse orientale, même si c'était quelque chose qu'elle connaissait. La première expérience de Nadia en DO a été soudaine. Elle était chez elle. Elle n'arrivait pas à dormir. Elle avait envie de revoir les Bellydance Superstars qu'elle avait vues en DVD chez sa mère. Alors elle a commencé à taper leur nom sur youtube.fr, et puis à regarder des vidéos de danse orientale en tout genre, et puis aussi de Samia Gamal, bref, au total elle a bien du passer 8h devant son écran d'ordinateur à regarder des vidéos, lire des articles et des forums sur le sujet. Le lendemain elle commençait à danser toute seule avec un DVD de Jillina. Elle a travaillé le premier niveau pendant deux mois au bout desquels elle a fait une petite représentation le jour de son anniversaire devant ses amis. Et elle a enchaîné avec le niveau 2. Au niveau 3, elle s'est sentie bloquée dans sa progression, il lui fallait quelqu'un pour corriger ses erreurs, pour danser réellement bien. C'est avec Myrto qu'elle prend ses premiers cours.« Jamais je n'ai eu une telle énergie et un tel bonheur qu'en sortant de mon premier cours de DO sur percussions ».  La DO devient aussitôt sa plus grande passion (avec la philosophie). Depuis, elle ne rate pas un cours, s'inscrit à des stages, essaye d'en faire 2 ou 3 par mois, parce que "c'est là qu'on progresse et qu'on se fait le plus plaisir".

                           

                                  Nadia et sa mère, une grande complicité

"Quelque part je suis les traces de ma mère, je plonge dans nos racines communes, je pense que ma passion peut nous rapprocher encore plus". Sa mère est ravie. Dans sa plus tendre jeunesse, elle était danseuse pour le roi. Tous ses amis encouragent  Nadia et voient à quel point la danse a un effet bénéfique sur elle. Les copines lui demandent de leur faire des démonstrations: "ça me rend heureuse de voir qu'ils s'intéressent à mon bonheur".

Nadia est plus à l'écoute de son corps. Elle a une scoliose due à une forte cambrure depuis très jeune.  "Je sens que la danse me permet de me muscler le dos, et donc de soulager les douleurs futures". Elle a grandi dans le culte de la féminité et la DO lui a permis d'exprimer une part d'elle même qui était cachée: " quand je danse, je me rends compte que moi, qui croyais assumer complètement mon corps de femme, finalement je n'assumais pas tant que ça". Elle précise : "Je ne parle pas d'un rapport de séduction, mais juste de bouger avec ce qui nous rend femme, et mère à la fois: notre bassin, nos hanches et nos fesses, nos jambes, nos épaules, nos bras et nos mains: toutes ces parties du corps qui doivent exprimer forces (pendant les accents) et élégance et sensualité (pendant les ondulations)". Elle ne voit que des vertus dans la danse orientale qui "aide à vraiment exprimer tout le potentiel féminin qui est en nous". Mais elle sait combien cette féminité est parfois dure à exprimer, "même lorsqu'on est simplement en présence d'autres femmes, car on est observé dans son intimité ».

                        

                                   ("la danse fait de moi une femme")

Nadia Canarie pense que la danse orientale doit savoir évoluer, "elle ne doit pas fermer certaines portes", mais "il faut faire attention à ce qu'elle ne perde pas son essence même". Elle regrette qu'il  n'y ait pas de place pour la DO dans les médias en France, ou alors une vision folklorique "mais la DO n'est pas un folklore ". Selon elle, la mauvaise image de la culture orientale est due à la présentation tronquée qui en est faite, où elle est souvent associée à l'extrémisme islamique.

La danse orientale est la plus grande passion de Nadia, mais elle a aussi la passion de la philosophie, "parce que quand on a pris le goût de la réflexion, lorsqu'on s'arrête, on se sent bête, et c'est tout naturellement qu'on s'y replonge". Elle se définit comme motivée, épanouie, impatiente, perfectionniste, avec du potentiel. Si un verbe la définissait, ce serait "passionner", qu'elle prend à la fois à la forme passive et active. Active dans tout son corps de danseuse, active et philosophe.

Par Nadia
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Mercredi 25 juin 2008
Par Nadia
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Lundi 13 avril 2009
Bonjour,

comme certains d'entres vous le savent, j'avais un projet de danse orientale, sur lequel nous nous sommes penchés pendant neuf mois (le temps d'une grossesse), et malheureusement, notre bébé n'a jamais vu le jour et ne le verra jamais. Mais en hommage à notre travail et à ce qui nous avait toutes unies pendant ces neuf mois de discussion, réflexion et échanges (parfois houleux, autant de meufs réunies ça fait des étincelles), voici la synthèse de notre travail via le site qui a été crée.

http://www.laroutedupalaisdusultan.fr/

Voilà.

En ce qui concerne le nouveau projet, c'est en cours. J'attends des nouvelles, donc pour l'instant je ne peux pas vous dire où nous en sommes et à quel point ce projet est sur ou pas. Après un premier échec, on apprend à se protéger un peu, comme en amour, alors je m'investis dans ce projet, espérant qu'il voit le jour, mais je reste sur mes gardes, faites en donc autant =)

Bisous!
Par Nadia
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Mardi 14 avril 2009
Voilà le genre de village dans lequel j'ai passé mes premières années de vie, avant qu'on ne s'installe en France avec ma mère définitivement. Cet endroit est tafraout, je ne me souviens plus du nom du village où j'ai grandi, mais c'est près d'ici, c'est le même paysage qui a bercé mon enfance et qui m'a donné les premiers souvenirs que j'ai de ma vie, souvenirs indélébiles.

Par Nadia
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